A.S.R. AïKiDo - 13340 Rognac
A.S.R. AïKiDo - 13340 Rognac

Techniques

Des techniques effectuées sans heurt et visant à canaliser, à contrôler l'adversaire


●        Techniques à mains nues avec un ou plusieurs adversaire(s), armé(s) ou non.
●        Techniques au sabre (Bokken), au bâton (Jo)
●        Techniques de concentration, de respiration
●        Toutes les techniques visent au contrôle de l'adversaire, l'amenant à une chute et/ou une immobilisation.


Il s'agit de canaliser le mouvement, la vitesse et la force de l'adversaire, de les utiliser sans rentrer en opposition avec eux.


L'Aïkido et les autres Arts Martiaux


Si comme au judo, le pratiquant d'Aïkido utilise des techniques de projection et d'immobilisation pour déséquilibrer et maîtriser son adversaire, il peut également accompagner ses mouvements d'une série d'atémis, c'est à dire de coups de poing et de pied portés, comme au Karaté, en des endroits vitaux du corps.Mais contrairement au Judo et au Karaté qui constituent des disciplines sportives, soumises à des règles très strictes, l'Aïkido est un art martial dont la pratique exclut toute idée de compétition.Technique de défense idéale, l'Aïkido impose de détruire l'agressivité de son adversaire en lui démontrant l'inutilité de son attaque.Discipline physique et morale complète, l'Aïkido permet d'acquérir une parfaite maîtrise de soi en assurant un développement harmonieux du corps.

 

 

Exercices préparatoires à la pratique de l’Aïkido


– Notions générales –


Un cours d’Aïkido ne saurait se concevoir sans une préparation physique préalable, une mise en forme bien adaptée, travaillant en douceur chacune des parties du corps concernées.


Il est désormais bien connu que le concept de Misogi était considéré par le fondateur comme le coeur de sa création. Pour Ueshiba sensei, l'Aikido était Misogi, un nettoyage en profondeur tant sur le plan physique que sur le plan mental, spirituel.

 

Okumura Shigenobu sensei qui enseigne à l’Aïkikaï de Tokyo raconte :
«Ei-Ho» «Ei-Ho» «Ei-Ho» … Le voyageur qui prend le bus de bon matin, peut depuis la rue principale, s’étonner de ce chant étrange. Les voisins du Hombu Dojo, eux, ont l’habitude de ce réveil original, vers 6h30, dont la tradition remonte à plus d’un demi-siècle : ce sont les exercices préparatoires, sorte de gymnastique qui allie la préparation de l’esprit à celle du corps.


La pratique des Arts Martiaux, bien sûr, nécessite une préparation physique sous peine d’accidents et de blessures.


Autrefois, à l’armée, pour développer la puissance physique et l’endurance, on travaillait les treize exercices dans l’ordre suivant :


● Jambes
● Fessiers
● Tête et cou
● Jambes
● Poitrine
● Biceps
● Équilibre
● Dos
● Ventre
● Marche
● Sauts latéraux
● Sauts verticaux
● Respiration profonde.

 

Selon les professeurs (sensei) qui dirigent le cours, l’ordre d’exécution peut être légèrement différent.

 

Dans le cas de l’Aïkido, la préparation n’est pas aussi sévère qu’à l’armée.

 

En Aïkido, la préparation est composée :

 

- d’exercices de «purification» (Misogi Taiso) :


●        Kawa mo shiki
●        Ishi no ue shiki

 

- de méthodes de santé :


●        Makko-ho
●        Saï-shiki

 

- de différents exercices respiratoires:


●        Shinkokyu.

 

 

Il y a ainsi diverses préparations et méthodes de santé dans l’Aïkido pratiquées aujourd’hui.

 

Ueshiba Morihei, le Fondateur disait : « Ceci est bon, mais cela est bon aussi ». En conséquence, le nombre d’exercices a augmenté.

 

Tamura sensei nous rapporte :


O sensei essayait lui-même certaines choses et s'il trouvait cela intéressant, il demandait à ses élèves de le faire. Il disait, "C'est bon" ou "Ce n'est pas bien" (Rires).
Il nous faisait faire cela, mais nous disait, "Arrêtez si vous sentez que quelque chose ne va pas". Je fais encore des choses certains exercices du système de santé de Nishi chaque matin sans faillir.


Ainsi, après avoir fait les exercices du Jikyo jutsu, je suis instantanément capable de me tenir dans une posture naturelle et détendue, c'est très efficace lorsque vous ne vous sentez pas bien.

 

C'est difficile lorsque vous pratiquez avec un partenaire, mais lorsque vous les pratiquez seul, vous devenez capable de voir à l'intérieur de vous même.


Pour savoir si un exercice est bon ou non pour vous, essayez-le seulement et vous comprendrez si vous vous sentez bien ou pas.

«MAE UKEMI» (ou «roulade avant»)

 

Pour vivre l’Aïkido il faut chuter, afin de construire le corps et de lui permettre d’échapper aux techniques et prises.
La première chute est la chute avant ou mae ukemi.

La trajectoire de la chute passe par la main avant, le bras, l’épaule, coupe le dos en diagonale de l’épaule à la fesse opposée, se poursuit sur la jambe opposée et jusqu’au pied.


Echauffements préalables indispensables : colonne vertébrale, et plus spécialement les vertèbres cervicales.

 

N.B. : Il est préférable de désigner ce type de chute roulée par son nom japonais, car elle n'est :


- ni une «roulade» telle qu’elle est enseignée en gymnastique qui, elle, se pratique selon l’axe longitudinal du corps et qui donc nécessite en principe un appui sur les deux mains, alors que le mae Ukemi est bien un mouvement circulaire mais qui suit une diagonale du corps.


- ni une chute telle qu'on la pratique en Judo, qui est une réaction subie, alors que le mae Ukemi est une décision. Ceci dit, le "claquage" du tatami avec la main, à la fin de la chute, y joue le même rôle qu'en Judo pour le confort du pratiquant (ce qui n'est pas spontané pour le débutant non-judoka), tout en aidant au relèvement.


Sans chercher une définition (ce qui pourrait être réducteur) on peut tout de même essayer de synthétiser :

le mae Ukemi est un déplacement volontaire et coordonné, le corps s'inscrivant dans une sphère selon une diagonale.

Il s’agit de faire rouler le corps selon une diagonale en prenant appui successivement sur les points qui vont du tranchant de la main à la hanche opposée en passant par l'avant-bras, le bras, l'épaule et le dos.

Cette diagonale a pour but d'assurer une protection des cervicales, car elle permet de "bouler" en évitant tout contact de la tête avec le sol, et en ménageant l'épaule.


Par ailleurs, le débutant a souvent une appréhension concernant son coude et a tendance à replier le bras vers lui, alors que ce bras est en fait déplié au moment où le point d'appui atteint le coude. Ce réflexe constitue un risque car, faute d'un appui suffisant sur son bras, il expose dangereusement son épaule. En fait l'exécution du mae Ukemi est grandement aidé par le recours à l'image mentale de la sphère :

Pour bien en prendre conscience, se placer debout, le bras gauche à la verticale. Incliner le bras à 45 ° environ en le gardant dans le plan des épaules, tendre la jambe droite avec une ouverture de 45 °. Les deux extrémités (de la main gauche au pied droit) donnent la diagonale de roulement de la sphère.

Formez la sphère, et roulez !

«USHIRO UKEMI» (ou «roulade arrière»)

 

La chute arrière permet de répondre à certaines situations techniques ou le corps est renvoyé vers l’arrière.

Cette chute n’est possible que dans un travail harmonieux entre les deux partenaires (sinon voir chute plaquée arrière).

 

Echauffements préalables indispensables :


colonne vertébrale, et plus spécialement les vertèbres cervicales.

 

N.B. : Il est préférable de désigner ce type de chute roulée par son nom japonais, dans la mesure où elle est très différente de la «roulade» telle qu’elle est enseignée en gymnastique :


- Il s’agit de faire pivoter le corps selon une diagonale en prenant appui sur une épaule (et non pas selon l’axe vertical du corps, qui nécessite un appui sur les deux mains).


- Il s’agit de faire rouler le corps selon une diagonale en prenant appui successivement sur les points qui vont de la hanche à l'avant-bras opposé en passant par le dos et l'épaule.

 

Cette diagonale a pour but d'assurer une protection des cervicales, car elle permet de "bouler" en évitant tout contact de la tête avec le sol.

Irimi

 

«Irimi et sabaki sont les deux piliers de l’aïkido.

Lorsque votre partenaire vous attaque de face, glissez sur le côté en sortant de la ligne d’attaque et entrez profondément dans son angle mort.» Vous effectuez ainsi un irimi. Lorsque votre irimi est correct, l’attaque de votre partenaire perd de son efficacité.

 

Cette entrée sur le côté de l’attaque, en glissant le pied sur l’avant pour se placer dans l’angle mort du partenaire, est appelée «irimi sur un pas.» Dès que ce déplacement simple est compris, il peut être utilisé efficacement contre tout type d’attaque, à mains nues comme aux armes. Contre un bon irimi, une entrée suffisamment profonde, le partenaire est impuissant.

 

C’est une des caractéristiques spécifiques des techniques d’aïkido.
Lorsque vous entrez pour vous placer dans l’angle mort de votre partenaire, ne descendez pas les hanches. Gardez les hanches et le reste du corps centrés, l’esprit calme et bougez souplement en exécutant un «irimi sur un pas.»

 

 

Sabaki

 
En aïkido, nous entrons généralement pour éviter une attaque et tournons notre corps pour contrôler l’attaque.


Ces rotations sont sphériques et très puissantes. Il est important que vous conserviez un centre stable pendant la rotation tout en amenant le partenaire dans votre sphère. Cela vous permet de construire son déséquilibre en l’amenant vers le sol sans que vous rencontriez le moindre obstacle. Comme votre mouvement l’entraîne dans votre sphère, il n’a aucun moyen de vous contrer.


Ces mouvements circulaires suivent les schémas universels. Au niveau cosmique, tout notre système solaire tourne autour de notre soleil; au niveau microcosmique, les atomes tournent autour d’un noyau. Toutes ces choses - le soleil, la terre, les particules d’atomes - sont des entités physiques qui pivotent et tournent en harmonie. Tel est le schéma universel.


Les mouvements d’aïkido ne sont pas différents, et nous appelons cela le principe du mouvement circulaire. Le mouvement circulaire possède une autre caractéristique. Lorsque nous observons une toupie, son centre semble toujours stable. L’extérieur tourne rapidement mais le centre reste stable. En aïkido, nous appelons ce centre imperturbable sumikiri.


Irimi est un mouvement direct mais en fait il est sphérique, générant les mouvements tournants indissociables du sabaki. C’est l’un des secrets qui se cachent derrière le principe de la circularité.

 

 

Saisies face à l’adversaire

 

 

Katate dori : Saisie d'un poignet avec une main.


Il peut s'agir d'une saisie du poignet correspondant (position gyaku hanmi, saisie du poignet gauche avec la main droite et réciproquement), ou d'une saisie croisée (position ai hanmi, saisie du poignet droit avec la main droite et réciproquement). Cette attaque est très fréquemment utilisée pour les premiers cours, car elle fixe une bonne distance de base et donne le contact initial.

 

Katate ryote dori ou morote : Saisie d'un poignet avec les deux mains.


Cette attaque commence comme ai hanmi Katate dori par une saisie croisée du poignet, qui est ensuite renforcée par l'avancée de la deuxième main et de la jambe correspondante. Uke se trouve ainsi à l'extérieur de tori. Uke ayant une saisie très forte, elle oblige tori à travailler avec le bras saisi dans l'axe de son corps.

 

Ryote dori : Saisie des poignets avec les deux mains.


Cette attaque commence commegyaku hanmi par une saisie du poignet opposé qui est ensuite renforcée par la saisie de l'autre poignée.
Uke se trouve ainsi à l'extérieur de tori. Uke a une saisie très forte.

 

Kata dori : Saisie de l'épaule du keikogi (kimono) à l'aide d'une seule main.


La saisie doit être ferme, dans l'idée de pousser tori (pour le déstabiliser) ou de le tirer (pour lui porter un coup).

 

Ryo kata dori : Saisie a face du keikogi au niveau des deux épaules.


C'est une des attaques pour le randori.

 

Sode dori : Saisie de la manche de tori au niveau du coude.


La distance et la mobilité du bras saisi sont intermédiaires entre Katate dori et kata dori.

 

Ryo Sode dori : Saisie des manches de tori aux niveaux des coudes avec les deux mains.


Cette attaque commence commegyaku hanmi par une saisie du coude opposé qui est ensuite renforcée par la saisie de l'autre coude.Uke se trouve ainsi à l'extérieur de tori. Uke a une saisie très forte.

 

Muna dori : Saisie de la doublure du keikogi à une main ou à deux mains.

 

Kata dori men uchi : Saisie de l'épaule du keikogi (kimono) à l'aide d'une seule main et attaque shomen avec l'autre main.

 

 

 

Saisies arrières

 

Ushiro Riote dori :


Uke saisit les deux poignets de tori en passant derrière lui.

Un peu déroutante en apparence, cette attaque se comprend comme une réaction à un contre de tori: sur une saisie ai hanmi Katate dori, tori se décale sur le côté et sur l'arrière, exposant le flanc de uke.

Celui-ci réagit en accelérant sa course et en passant derrière tori.

Il lui faut alors saisir le deuxième poignet de tori afin de prévenir un coup de coude.


En position finale, uke doit être le plus près possible de tori, et tenir ses deux poignets par le bas; dans une position stable (attention à la possibilité d'un coup de tête en arrière de tori).

 

Ushiro Rio Hiji dori:


Saisie par l'arrière des coudes (attention, des coudes, pas des manches) de tori.

L'idée est la même que pour udhiro Katate dori.

 

Ushiro Rio Kata dori :


Saisie du keikogi au niveau des deux épaules en passant par l'arrière.

 

Ushiro Eri dori :


Saisie du col par l'arrière.

Commence comme ushiro Katate dori, la main glissant le long du bras.

Le col est ensuite saisie indifféremment avec l'une ou l'autre des deux mains.

De ce fait tori ne sait pas avec quelle main il est saisi.

 

Ushiro Haga Jime :


Enlacement de la poitrine par derrière ( JIME = étrangler )

 

Ushiro Katate kubi shime :


Même départ que pour ushiro Katate dori, mais la deuxième main va saisir le revers du keikogi de tori en passant autour du cou pour réaliser un étranglement.

 

 

 

Coups portés (Atémis)

 

Shomen Uchi :


L'attaquant tente de frapper le sommet de la tête de l'adversaire avec le tranchant de la main (men désignant le front). La main doit monter et descendre sur l'axe médian du corps, et le coup doit tomber avec l'idée de trancher l'adversaire jusqu'au bassin, comme dans une coupe de sabre.


Lorsque la position de départ est une garde hanmi — on présente la moitié du corps, un côté (hanche, bras et jambe) est en retrait par rapport à l'autre — l'attaque se fait en avançant la jambe et le bras arrière (attaque sur un pas).

 

Mais il est aussi possible de réaliser cette attaque à partir du côté avant, avec un pas glissé. En aïkido, dans les deux cas, tori (le destinataire de l'attaque) s'arrange pour que la position finale soit ai hanmi: si tori a le pied droit en avant, aite aussi, ce qui permet de réaliser le mouvement.


Lorsque l'attaquant lève le bras pour armer le coup, il crée une ouverture dans sa garde. Le bras doit donc monter sur l'axe médian afin de protéger le visage contre une contre-attaque.

 

Lorsque l'attaque se fait sur un pas, le bras doit descendre au moment où la jambe avance, afin de ne pas s'approcher de l'adversaire avec sa garde ouverte.


Si l'attaque se fait avec un tantō (couteau-sabre), celui-ci est tourné tranchant vers le bas.

 

La frappe shomen est également un mouvement de sabre (Kendo et Kenjutsu).

 

 

Yokomen Uchi :


L'attaquant tente de frapper la tempe de l'adversaire avec le tranchant de la main en utilisant toute l'allonge du bras (la tempe gauche est ainsi attaquée avec le bras droit et inversement).

 

La main monte sur l'axe médian du corps, ce qui permet de protéger le visage contre une contre-attaque, et de cacher son intention à l'adversaire, qui ne sait pas si l'on va porter un yokomen uchi ou un shomen uchi.

 

Dès le début de la descente, l'attaquant imprime une trajectoire de biais à la main par un mouvement des hanches.


Lorsque cette attaque se fait avec un tantō, celui-ci est tourné tranchant vers le bas.


Le mouvement équivalent au sabre est la coupe kesa giri.

 

 

Sokumen Uchi :

 

Comme dans yokomenuchi, il s'agit de frapper la tempe, mais en croisant le bras (ainsi le bras droit frappe la tempe droite).

 

 

Mae Geri :


Il s'agit d'un coup de pied de front direct vers l'abdomen de l'adversaire.

 

Deux variantes :


●        Mae Geri keage : Coup de pied direct fouetté
●        Mae Geri kekomi : Coup de pied pénétrant


Description du mouvement:

 

le combattant est en position de garde.

Il lève le genou de sa jambe arrière devant lui.

Il s'agit de la préparation du coup.

Ensuite le coup part en dépliant le genou.

Le combattant doit être en mesure d'en enchainer plusieurs sans poser le pied a terre.

Il s'agit d'une question d'équilibre, ce qui est très important.


Ce coup de pied peut se donner avec le talon (kakato geri) , le dessus du pied (sokuto geri) et (pour atteindre les points vitaux) avec la pique de l'orteil.

 

 

Mawashi geri :


C'est un coup de pied circulaire.

Le combattant en position de garde va pivoter son bassin vers la droite ou vers la gauche, puis lever le genou droit ou gauche.

Ensuite, il détend la jambe pour frapper son adversaire avec la partie intérieure du pied.

 

Ce coup de pied peut être donné au genou (mawashi geri gedan), dans les côtes (mawashi geri chudan) ou au visage (mawashi geri jodan).

 

C'est un coup de pied très puissant et très utile notamment dans les combats du karaté traditionnel mais très peu utilisé dans l'aïkido.

 

 

Yoko geri :


●        Yoko geri keage : Coup de pied latéral fouetté
●        Yoko geri kekomi : Coup de pied latéral pénétrant


Il faut pivoter son bassin, tourner légèrement son pied avant puis ramener son genou arrière près de son flanc et donner un coup a l'horizontal au niveau des côtes de l'adversaire.

 

Ce coup de pied est extrêmement efficace et peut être utilisé pour "casser" l'adversaire en deux, ou pour le repousser.

 

C'est un coup de pied très puissant et très utile notamment dans les combats du karaté traditionnel mais pas utilisé dans l'aïkido.

 

 

Jodan Tsuki :


C'est un coup de poing dirigé vers la trachée de l'adversaire.

Contrairement à un uppercut, il ne vise pas le menton.

 

De ce fait, le coup est porté selon un demi-cercle plutôt que de selon une verticale, et le bras arrive à l'impact en extension.

 

 

Chudan Tsuki :


Il s'agit d'un coup de poing direct dirigé vers l'abdomen de l'adversaire, avec l'idée de le traverser (on ne retire donc pas immédiatement le poing).

 

Le coup est accompagné d'un déplacement de tout le corps vers l'avant. Au karaté, le coup est armé (le poing est reculé au niveau du torse, en supination) puis porté avec une rotation du poing (la frappe se fait en pronation).

 

Dans d'autres arts martiaux, comme dans notre notre cas, il peut être porté non armé, le bras partant à la verticale et décrivant un quart de cercle vers l'abdomen, sans rotation du poignet.


C'est notamment le cas lorsque l'attaque se fait avec un tantō :

au départ, le bras est le long du corps afin de cacher le tantō derrière la cuisse, et le tranchant est tourné vers le haut, le mouvement étant une coupe de bas en haut.

 

Tsuki est également un mouvement de sabre, mais qui se fait différemment ;

il s'agit d'un coup d'estoc, en partant d'une garde seigan no gamae (sabre pointant devant). Pousser.

 

 

 

Les techniques de base

 

 

(OMOTE = direct, de face - positif & URA = dos, face cachée - négatif, contraire.)


SUWARI WAZA = technique assise (à genoux) ;


HAMMI HANDACHI WAZA = technique à genoux sur attaque debout ;

 

TACHI WAZA = technique debout ;


(TORI = celui qui exécute la technique & UKE ou AITE = celui qui reçoit la technique)

 

IRIMI NAGE :


Projection en entrant dans le centre (IRI = centre MI = corps).

 

Exemple : saisie de la nuque de aïte déséquilibre par déplacement en pivotant à 180° (TENKAN) contrôle de son cou en poussant vers sa nuque.

 

KOTE GAESHI :

 

Torsion du poignet  KO = petit ,TE = main, GAESHI = torsion.

 

Exemple : petit cercle autour du poignet, enroulement du poignet sur lui-même.

 

SHIHO NAGE :


Projection dans toutes les directions  SHI = 4, HO = direction, NAGE = projection.

 

Exemple : saisie du poignet, déséquilibre passage sous le bras et torsion du poignet du haut vers le bas - coupe de sabre.


UCHI KAITEN NAGE :


Projection rotatoire par l’intérieur  UCHI = frapper - intérieur ; KAITEN = rotation.


Exemple : entrée sur le côté de aïte, passer sous son bras avec ATEMI, pivot avec descente du bras saisi, du haut vers le bas ; recul de la jambe pour déséquilibrer.

 

KOKYU NAGE :


Projection par expansion de l’énergie potentielle interne  KO = expire, KYU = inspire,

 

NAGE = projection


Exemple : utilisation du dynamisme de aïte sans sollicitation des techniques de base ou d’immobilisation.

 

TENCHI NAGE :


Projection bras en extension - l’un ciel, l’autre - terre  TEN = ciel, CHI = terre, NAGE = projection.

 

Exemple : entrée sur le côté de aïte avec une main vers le ciel et l’autre vers la terre.

 

KOSHI NAGE :


Projection de hanches  KOSHI = hanches.


Exemple : projection en se servant des hanches.

 

USHIRO KIRI OTOSHI :


Projection arrière par traction vers le bas  USHIRO = arrière, KIRI = couper, OTOSHI = tomber.

 

SUMI OTOSHI :


Projection par action sur le côté et contrôle des jambes  SUMI = coin, angle ; OTOSHI = tomber.

 

Exemple : même entrée que TENCHI une main vers le bas mais descente sur les genoux balayage des jambes de aïte avec l’autre main.

 

KOKYU HO :


Exercice d’expansion de l’énergie interne  KO = expire, KYU = inspire, HO = méthode, loi.


Exemple : se pratique principalement à genoux, saisie des poignets, poussée vers les épaules.

 

UDE GARAMI :


Exemple : même principe que KAITEN NAGE, mais contrôle de l’épaule de aïte.

 

JUJI GARAMI :


Projection sur bras liés en croix  JUJI = croix, GARAMI = lier, nouer, maintenir.


Exemple : saisir les bras en les croisant, projection en avant.

 

AIKI OTOSHI :


Exemple : sur attaque USHIRO RYO KATA DORI de aïte, saisie des genoux de aïte, projection vers l’arrière.


HIJI KIME OSAE :


Immobilisation par blocage du coude en action inverse  HIJI = coude, OSAE = immobilisation.


Exemple : contrôle du bras de aïte qui reste tendu, arm-lock au niveau du coude en descendant vers le sol l’épaule de aïte.

 

 


Les techniques d'imobilisations

 

 

(OMOTE = direct, de face - positif &     URA = dos, face cachée - négatif - contraire)


SUWARI WAZA = technique assise (à genoux) ;


HAMMI HANDACHI WAZA = technique à genoux sur attaque debout ;

 

TACHI WAZA = technique debout ;


(TORI = celui qui exécute la technique & UKE ou AITE = celui qui reçoit la technique)

 

 

IK-KYO (1 point principal de contrôle : coude)


1er principe : contrôle du coude, poussée vers la tête en arc de cercle.


NI-KYO (2 points principaux de contrôle : coude + poignet)


2ème principe : même mouvement de base que IK-KYO avec sollicitation des articulations du poignet, et du coude principalement; et de l’épaule sur l’immobilisation.


SAN-KYO (3 points principaux de contrôle : coude + poignet + articulation de l’épaule)


3ème principe : base de départ = IK-KYO avec contrôle du tranchant de la main de aïte et mouvement de vrille.


YON-KYO


4ème principe : départ IK-KYO avec application d’une pression sur la face interne de l’avant-bras de aïte avec la première phalange de l’index...

 

Il est appliqué comme pour une coupe au sabre.


GO-KYO


5ème principe : technique particulière sur attaque au couteau, même principe que IK-KYO (ura) mais contrôle du poignet différent (prise du poignet par en-dessous…).

 

 

 

D’AUTRES TECHNIQUES

 

 

(OMOTE = direct, de face - positif & URA = dos, face cachée - négatif, contraire.)

 

SUWARI WAZA = technique assise (à genoux)


HAMMI HANDACHI WAZA = technique à genoux sur attaque debout


TACHI WAZA = technique debout ;


(TORI = celui qui exécute la technique &     UKE ou AITE = celui qui reçoit la technique)

 

 

Quelques exemples …

 

SOTO KAITEN NAGE : Projection rotatoire par l’extérieur (SOTO = extérieur).


UCHI KAITEN SANKYO : Immobilisation 3ème principe par l’intérieur SANKYO =3ème principe combiné de UCHI KAITEN et SANKYO.UDE KIME NAGE:

Projection en avant par blocage du coude.(UDE : bras, KIME NAGE : projection).


Exemple : même départ que SHIHO NAGE, arm-Iock du bras de aïte et projection.


SOKUMEN IRIMI NAGE: ( naname kokyo nage) (SOKUMEN = de biais IRI = centre MI = corps).


On pourrait traduire sokumen irimi nage par "entrer sur le côté et projeter" ou "

projection en entrant sur le côté". Sokumen irimi nage entraîne une chute arrière

par un renversement de la tête provoqué par un barrage des bras.


USHIRO KIRI OTOSHI : Projection arrière par traction des épaules vers le bas.


(USHIRO : arrière, KIRI: coupe , OTOSHI : Abattre le corps)

 

 

Ainsi que bien d'autres techniques à découvrir tout au long de la pratique...

 

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© Christian Careddu